Ceci est la traduction plus ou moins justes d'un one-shot sur Yuffie (à la base, écrit en plusieurs drabbles mais se suivant). Si vous voulez l'original en anglais, cliquer dans le titre.Vous vous n'êtes jamais réveillés un matin en trouvant que votre voix était partie ? C'est ce qui est arrivé quand j'ai balancé mes pieds dans mes pantoufles. Au lieu de ma voix claire, il y avait une série de croassement de corbeaux horribles. Après trois ou quatre tentatives j'ai renoncé. Silencieusement j'ai saisi mon shuriken et suis sorti par la fenêtre. Sans ma voix je ne pouvais pas faire face à mes amis. Je savais que Cid ou Barret riraient de moi, Tifa sourirait et Cloud aurait un sourire satisfait. Mais c'est une chose dont je ne peux pas laisser quelqu'un rire. Ma voix est ma faiblesse. Sans cela je suis juste une petite chose pathétique. Si je ne peux pas parler je suis rien de tout.
Voici un secret. Quand j'étais petite Godo avait l'habitude de m'enfermer dans ma chambre. Chaque nuit pendant cinq ans j'ai crié de toute ma voix et il n'est jamais venu. Je suppose que c'est la raison pour laquelle nous nous entendons pas.
Ainsi sans ma voix, je suis sans valeur. Juste bonne pour être enfermé, pour être jeté.
***
Après quelques semaines ma voix ne revenait toujours pas. Les batteries de mon PHS étaient presque pleines puisque je ne pouvais pas répondre aux messages que les gens me laissaient.
Sonnerie.
" Yuffie qu'est-ce qui ne va pas ? C'est Tifa. Nous sommes tous très inquiets pour toi. " Message reçu le 3 février de Tifa. Supprimer oui/non ? Supprimé.
Sonnerie.
" Yuffie rentre à la maison ou réponds. Tifa est inquiète. On t'a offensé ? Nous en parlerons quand tu reviendras à la maison. " Message reçu le 25 février de Cloud Strife. Supprimer oui/non ? Supprimé.
" Morveuse, c'est Cid. Où es-tu passé ?! Reviens ici; c'est trop calme. " Message reçu le 12 mars du vieux Highwind. Supprimer oui/non ? Supprimé.
Les jours ont passé. Je sais à peine qui je suis, où je suis et je n'ai aucune idée de vers où je vais.
Comme je me suis mis dans mon sac de couchage, dans la caverne dans laquelle je dormais, j'ai allumé mon PHS pour vérifier mes messages. Un nouveau message. Projeté à travers l'écran. J'ai appuyé sur le bouton.
" Yuffie c'est moi. Je viens pour te trouver. " Message reçu le 21 avril de Vinnie. Supprimer oui/non ? Sauvé.
Plus ensommeillée je me suis levée brutalement. Si Vincent me cherchait, j'ai constaté que e devais m'isoler quelque part. Je ne voulais pas revenir et je ne pouvais appeler personne de toute façon, je ne pouvais pas me contenter de dire.
" Hé je vous ai évités pendant deux ou trois mois parce que je n'avais plus de voix. " Je ne pense pas.
J'ai empaqueté mes affaires, et ai commencé à le fuir. Je suis allée partout ;Gongaga, Kalm et même le Village aux ossements. Dans Gongaga j'ai aperçu un morceau de sa cape comme il croisait la rue devant moi, ne regardant pas derrière lui. A Kalm il a traqué le bar où je me cachais, ne me remarquant pas sous ma perruque blonde et ma peau bronzée par tant d'exposition au soleil. Dans le Village aux ossements nous nous sommes croisés, mais grâce à mes lunettes de soleil et ma perruque il ne m'a pas adressé le moindre coup d'oeil.
Finalement je suis allée au lieu où il serait le plus blessé s'il me suivait. Le manoir Shinra, à Nibelheim.
J'ai passé des semaines à dormir dans de vieux réservoirs à Mako et dans des chambres poussiéreuses. Pourrait-il venir jusqu'ici malgré le souvenir des expériences d'Hojo ? Mais rien ne l'échappe, et ma chance s'est écoulée.
Une minute je dormais silencieusement, le suivant j'étais traînée par une griffe posé sur mon épaule. Je l'ai regardé fixement dans ses yeux cramoisis.
" Salut Yuffie. " Merde.
Je l'ai regardé fixement, et ai déplacé sa main voir s'il allait me lâcher. Ce qu'il fit.
" Yuffie, as-tu une idée de combien ils se sont tous inquiété ? Comment ne veux-tu pas effrayer les gens en ne sachant pas ce qu'il va t'arriver ? " Amèrement j'ai noté qu'il disait " ils " et pas " nous ". Bien sûr le grand Vincent Valentine ne se soucie de personne hormis ceux qui sont pratiquement tués ou morts.
J'ai baissé la tête et ai montré le PHS à ma ceinture.
" Pourquoi n'as-tu pas répondu ? " Les lèvres de Vincent ont formé un désagréable sourire moqueur.
" Etait-ce juste une autre attention stupide pour énerver Cid ? " Mes yeux se sont ouverts largement, choqué. Oubliant ma situation vocale actuelle j'ai essayé de toucher un point sensible.
" Peut-être que toi et Cloud n'êtes vous pas les seuls qui peuvent se cacher pendant des mois, sans un message. " Au lieu des mots, de ma bouche est venu un bruit grondant et dur, me faisant ressembler à un chien fâché. Vincent a cligné des yeux et sa bouche a cessé son sourire.
" Yuffie, tu as perdu ta voix ? " J'ai baissé misérablement la tête et regardé le plancher.
Vincent est venu tout près, levant mon menton avec son gant.
" Et pourquoi nous as-tu tous évité ? " J'ai levé la tête, levant mes yeux dans les siens. Il a ri sous cape et ma mâchoire s'est baissée. Il en riait ? De ma faiblesse, de mon défaut ? De ma douleur ? Il n'a pas compris que cela ressemble au destin de Lucrécia ? Apparemment non. J'ai levé ma main et l'ai durement giflé. Il est resté debout, choqué, j'ai saisi mes affaires et couru, couru me heurtant au lever du soleil. Mon seul contact humain pendant des mois avait été de gifler un ami proche.
Mais je préférais frapper ou me faire frapper que de ne pas être touchée.
***
Dans le plus sombre coin du laboratoire d'Hojo je me suis recroquevillé, criant et pleurant. Je ne peux pas croire qu'il ait ri ! Vincent devrait savoir, mieux que tout le monde, quand quelqu'un est dans la douleur, quand quelque chose est faux. Pour l'amour de Da-Chao il a passé cinquante ans dans un cercueil à cause de quelque chose qu'il n'a pas fait, ou qu'il n'a pas vraiment influencé. Si quelqu'un devait rire, ce serait moi, moi, moi ! Je veux dire que Lucrécia était une plaisanterie. Une chienne, un monstre.
Je pleurais toujours, faisant des petits bruits étouffés comme je sanglotais, étant incapable de crier quoi que ce soit. J'ai voulu le maudire, le condamner à l'oubli lui et sa chienne. De qui pouvais-je me soucier désormais ?
Je ne l'ai pas fait. Bon d'accord, je l'ai fait. Mais je l'ai regretté.
" Yuffie ". Merde, pourquoi ne pouvait-il pas me laisser seule ? Je pleurais tant que je ne pouvais pas voir s'il essayait de me parler. Est-ce que la claque était trop subtile ? Devrais-je essayer de le couper avec mon shuriken ? Distrayante pensée, mais non. Il me mangerait vivante.
J'ai serré mes mains sur mes oreilles et me suis recroquevillée, mes yeux fermés.
Je me suis sentie tiré en arrière, dos sur le sol. Mais j'ai gardé mes mains sur mes oreilles et mes paupières closes. Mais il a forcé mes bras à s'ouvrir et j'ai ouvert les yeux. Son visage a raccourci la distance jusqu'à ce que ses lèvres aient rencontrés les miennes.
" Yuffie, je suis désolé. Je ne me suis pas rendu compte que cela signifiait tant pour toi. " Il a murmuré comme il reculait.
" Pardonne-moi ? " Ses cheveux noirs ont créé un rideau autour de nos visages et je pouvais sentir son manteau sur mes jambes. J'ai levé les yeux. Et l'ai ensuite embrassé.